Hiroshima Nagasaki


Après une première expérience le 15 juillet 1945 sur le territoire américain, les Etats-Unis firent exploser deux modèles différents de bombes atomiques, le 6 août 1945 sur la ville japonaise d’Hiroshima et trois jours plus tard, le 9 août, sur une autre ville japonaise, Nagasaki.

Le Japon était pourtant prêt à capituler après plusieurs années de guerre acharnée contre les alliés américains dans le Pacifique. L’utilisation de la bombe atomique fut néanmoins décidée par le Président américain qui voulait terminer cette guerre en affirmant la suprématie des Etats-Unis. En quelques minutes, près de 140 000 êtres humains périrent à Hiroshima et près de 90 000 à Nagasaki.

Seules victimes de l’arme nucléaire dans le cadre d’un conflit, les associations de survivants des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki considèrent qu’ils ont un message de paix à transmettre à toutes les victimes des essais nucléaires dans le monde. Chaque année, les 6 et 9 août, des commémorations des bombardements sont organisées à Hiroshima et Nagasaki avec solennité et une grande affluence populaire. Le Premier ministre et de nombreux représentants officiels président ces cérémonies. Dans ces deux villes, des musées spécifiques ont été construits pour conserver la mémoire des bombardements et d’immenses parcs ont été créés aux emplacements des « points zéro ». Depuis de nombreuses années, les maires successifs des deux villes martyres sont très impliqués dans le mouvement mondial pour l’abolition des armes nucléaires.

Les relations entre les associations de victimes japonaises et la Polynésie française sont anciennes. Lors des essais aériens en Polynésie, le député Francis Sanford fut invité à Hiroshima. Par la suite, le parti indépendantiste et antinucléaire polynésien Tavini Huiraatira envoya régulièrement au Japon des militants aux commémorations des 6 et 9 août. Les associations polynésiennes Hiti Tau puis Moruroa e tatou firent de même et renforcèrent des relations avec les « hibakusha » de Gensuikin et Gensuikyo, les deux principales associations de survivants des bombardements. Régulièrement, le « Peace Boat », un bateau de croisière japonais fait escale à Papeete pour marquer son soutien aux victimes des essais nucléaires français. Les médias japonais sont également très impliqués dans le suivi des essais nucléaires. Ils étaient très présents en juillet 1995 lors des grandes manifestations de Papeete contre la reprise des essais nucléaires à Moruroa. En avril 2009, deux équipes de la chaîne nationale de télévision NHK ont « couvert » le premier procès des anciens travailleurs de Moruroa à Papeete.

Les survivants des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki doivent encore se battre, plus de 60 ans après, pour obtenir des droits à indemnisation ou à des soins médicaux spécifiques. Les associations japonaises ont suivi avec attention les débats en France et en Polynésie sur la loi Morin. Ils partagent leur expérience avec les associations de France et de Polynésie, d’autant qu’ils ont pu obtenir, en juin 2009, une très large ouverture de la liste japonaise des maladies radio induites indemnisables : tous les cancers et d’autres maladies non cancéreuses sont désormais admis pour les indemnisations. Le combat des associations japonaises se portent maintenant sur le suivi médical de la « deuxième génération », les enfants et petits-enfants des survivants.


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Quelles sont les maladies les plus connues qui peuvent être dues à une contamination ou une irradiation nucléaires ?



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